Définition de la denutrition Fréquence et population à risque


Définition de la denutrition

Cancer - Définition de la dénutritionDéfinition

La dénutrition est liée :

  1. à un déficit en énergie, en protéines ou en vitamines et/ou minéraux spécifiques
  2. à une pathologie et aux effets secondaires des traitements produisant un changement mesurable des fonctions corporelles et/ou de la composition corporelle.

La dénutrition aggrave les conséquences de toutes les maladies et empêche souvent le traitement correct des cancers.


Cancer -  Définition de la dénutrition - Être dénutriÊtre dénutri : qu’est-ce que ça veut dire ?
  1. Une personne est dénutrie lorsqu’elle perd du poids sans le vouloir.
  2. Cette perte de poids est considérée comme inquiétante si elle est supérieure à 5% du poids habituel en moins d’un mois ou supérieure à 10% du poids habituel en six mois.

En effet, si le poids habituel est de 80 kg et que l’on a perdu 8 kg sur les six derniers mois, on est alors considéré comme dénutri de façon importante.


Cancer et dénutritionDénutrition et cancer
  1. La dénutrition liée à la maladie cancéreuse est caractérisée schématiquement par une perte de muscle, une diminution des réserves de graisse (notre stock d’énergie), une perte d’appétit (appelée anorexie).
  2. Des anomalies des mécanismes produisant l’énergie ou les éléments nécessaires au fonctionnement de l’organisme (métabolisme) et la présence d’un état inflammatoire fréquent jouent sans doute un rôle aggravant.
  3. La dénutrition est un risque permanent au cours de la maladie cancéreuse et elle est parfois le premier signe amenant au diagnostic.


Fréquence et population à risque

Cancer -  Définition de la dénutritionFréquence de la dénutrition
  1. La fréquence de la dénutrition est fonction de la localisation de la tumeur ; elle varie en effet de 36% pour les cancers du sein à plus de 80% pour les cancers de l’estomac ou du pancréas*. L’intensité de la dénutrition est le plus souvent en rapport avec la localisation de la tumeur.
  2. En effet, les tumeurs situées au début des voies digestives (bouche, gorge) ou de l’appareil digestif proximal (pancréas, estomac…) s’accompagnent d’un très haut risque de dénutrition car elles rendent difficile le fait de manger.
  3. Pour d’autres tumeurs, la perte de poids est fréquemment l’élément révélateur de la maladie, notamment dans le cadre du cancer du poumon : plus de 40% des patients.

* chiffres extraits de :
« Bonnes pratiques diététiques en cancérologie : dénutrition et évaluation nutritionnelle », Standards, Options et Recommandations (SOR) en cancérologie


Cancer -  Définition de la dénutritionPopulation à risque
  1. D’après certaines études, l’homme, lors du diagnostic, présenterait plus de risques de perte de poids par rapport à la femme (51 % pour les hommes et 44 % pour les femmes).
  2. A un stade avancé de la maladie cancéreuse, la perte de poids, l’anorexie et la fatigue concernent la majorité des patients.
  3. La fréquence de la dénutrition des patients cancéreux varie donc principalement en fonction du type de cancer, de la localisation et de l’extension tumorale.
  4. Elle est aussi fonction de la présence d’autres troubles qui augmentent le risque et qui doivent être signalés : douleurs mal prises en charge, dépression, âge avancé, mais aussi difficultés sociales ou financières, isolement...
  5. La dénutrition sera moins importante chez les patients qui sont pris en charge sur le plan nutritionnel et dont l’alimentation peut être maintenue ou améliorée.