Perte de poids Prise de poids Nausées et vomissements Diarrhées Constipation Mucites Perte d’appétit Perturbations et modifications du goût et de l’odorat Respect de la prescription de la complémentation nutritionnelle orale Diminution des apports hydriques Déglutition difficile ou douloureuse Fonte musculaire Restrictions alimentaires Fièvre Fatigue Patient âgé Localisations tumorales Conclusion


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Perte de poidsPerte de poids

  1. Il est important de surveiller son poids en se pesant 1 fois par semaine.
  2. Une perte de poids n’est pas normale et doit être signalée d’autant plus si elle est associée à un changement des habitudes alimentaires ou à une perte d’appétit.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Prise de poidsPrise de poids

  1. Une prise de poids trop rapide peut masquer des problèmes de rétention d’eau. Dans ce cas, se peser une à deux fois par semaine permet de surveiller l’évolution pondérale.
  2. Des jambes gonflées et un ventre ballonné doivent être signalés au médecin.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Nausées et vomissementsNausées et vomissements

  1. Ils entraînent des dégoûts alimentaires, une baisse des prises alimentaires et un risque de déshydratation.
  2. Il faut maintenir une bonne hydratation et alimentation en buvant en dehors des repas, en fractionnant l’alimentation en 3 repas et 2 ou 3 collations, en évitant les aliments à goût marqué et peu riches sur le plan énergétique.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : DiarrhéesDiarrhées

  1. Une diarrhée correspond à trois à quatre selles liquides par jour ou plus.
  2. Elles sont responsables de pertes importantes d’eau et de minéraux et peuvent entraîner une déshydratation.
  3. Il est donc important de conserver des apports de boissons d’au moins 1.5 litres par jour qui peuvent être pris sous forme d’eau, de bouillon, de thé ou café légers ou de tisane.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : ConstipationConstipation

  1. Elle est la conséquence de certains traitements. Elle est aggravée par l’alitement et/ou par un déficit d’apport hydrique.
  2. Un apport régulier de fruits et légumes peut aider à lutter contre la constipation ainsi que des apports de boissons d’au moins 1,5 litre par jour.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : MucitesMucites

  1. Une mucite est une inflammation des muqueuses.
  2. Elles provoquent des douleurs et rendent l’alimentation difficile lorsqu’elles touchent la sphère buccale.
  3. Il est important de respecter les prescriptions médicales de bains de bouche en prévention et traitement des mucites.
  4. Il faut adapter la texture des aliments de façon à ne pas réduire les quantités consommées. Une alimentation de texture liquide ou en purée sera plus facile à consommer qu’une alimentation solide.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Perte d’appétitPerte d’appétit

  1. L’évolution des prises alimentaires peut être notée dans un carnet alimentaire. Il est important de noter la fréquence des repas, la présence ou non de collations, de grignotages, les quantités consommées et les troubles digestifs associés (nausées, vomissements, diarrhées …).
  2. Il est important de maintenir la prise régulière d’aliments pour aider à stimuler l’appétit.
  3. Egalement, la consommation de produits riches en calories pris en cours ou en dehors des repas peut limiter la perte de poids.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Perte d’appétitPerturbations et modifications du goût et de l’odorat

  1. Elles sont secondaires aux traitements et peuvent entraîner une baisse de la consommation alimentaire.
  2. Manger dans un lieu bien aéré diminue la gêne liée aux odeurs. Eviter les aliments très chauds, et ceux à odeur et goût forts, mais privilégier ceux de bonne valeur nutritionnelle tels que les féculents (pâtes, riz, pomme de terre) ou les laitages limite ces risques.
  3. L’utilisation d’épices ou d’aromates peut aider à rendre un plat plus agréable.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Perte d’appétitRespect de la prescription de la complémentation nutritionnelle orale

  1. La complémentation nutritionnelle est à faire évoluer en fonction des goûts et des difficultés alimentaires. Il est important de suivre la prescription de compléments nutritionnels, tout comme toute autre prescription, afin d’aider dans la stabilisation et/ou la reprise pondérale.
  2. La complémentation nutritionnelle orale peut cependant être revue afin de satisfaire au mieux les goûts du patient et pour être adaptée aux difficultés alimentaires pouvant survenir.
  3. Tout doit être fait pour que le patient ne soit pas « dégoûté » des compléments nutritionnels oraux. Notamment, en période de nausées suivant une chimiothérapie, on évitera d’instaurer une nouvelle complémentation orale si l’on pense que le patient risque d’associer nausées et complémentation orale.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Diminution des apports hydriquesDiminution des apports hydriques

  1. Il faut maintenir des apports de boissons (eau, thé, tisane…) d’au moins 1 litre à 1,5 litre par jour pour une hydratation correcte mais aussi pour permettre une élimination plus rapide des produits de chimiothérapies.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Perte d’appétitDéglutition difficile ou douloureuse

  1. Il est conseillé d’en avertir au plus vite l’équipe médicale afin qu’elle mette en place un traitement antalgique efficace.
  2. Il faut adapter l’alimentation pour pouvoir maintenir un niveau d’apport nutritionnel suffisant. La modification de la texture de l’alimentation peut aider à améliorer les prises de nourriture.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Fonte musculaireFonte musculaire

  1. Il est important de maintenir une activité régulière en fonction de ses capacités fonctionnelles afin de limiter la fonte musculaire. (Marche quotidienne par exemple).


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Restrictions alimentairesRestrictions alimentaires

  1. Il est dangereux de ne plus consommer certaines catégories d’aliments. Cela entraîne des risques de perte de poids et des carences.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : FièvreFièvre

  1. Elle entraîne une baisse des apports oraux et hydriques (apports de boissons) tout en augmentant les dépenses d’énergie et les besoins en eau.
  2. Le fractionnement en 3 repas et 2 à 3 collations associées à des boissons peut aider à éviter la perte de poids pendant les périodes de fièvre.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : FatigueFatigue

  1. Une fatigue importante peut être associée à des difficultés pour la préparation des repas, ce qui entraîne alors une baisse des apports caloriques oraux aggravant ainsi l’état de dénutrition et la fatigue associée, créant un cercle vicieux.
  2. L’utilisation de plats prêts à l’emploi du commerce peut être une aide pendant les périodes de fatigue importante. De même demander de l’aide à son entourage pour faire les repas ou les courses permet d’éviter de sauter des repas.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Patient âgéPatient âgé

  1. L’âge est un facteur de risque de diminution de l’appétit et de la perception de la soif. Il faut boire 1 à 1.5 litre par jour et contrôler cette prise de boissons (bouteille à boire dans la journée par exemple).
  2. Le sujet âgé ne ressent pas la faim. Il est important de conserver un rythme de 3 repas par jour associés éventuellement à 1 à 2 collations dans la journée.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : Localisations tumoralesLocalisations tumorales

  1. Selon la localisation de la tumeur, il peut y avoir des retentissements sur la prise alimentaire en raison d’une perte d’appétit ou de difficultés lors de la déglutition. L’alimentation doit donc être adaptée.


Cancer - Dénutrition - Signes d'alerte et de surveillance : ConclusionConclusion

  1. Devant ces signes d’alerte, il est important d’en parler avec le médecin qui pourra adapter les traitements et avec le (la) diététicien(ne) qui personnalisera les conseils alimentaires.