Régurgitation (reflux gastro-oesophagien) ou vomissements Obstruction de la sonde Diarrhées Constipation Ballonnements, pesanteur abdominale Déshydratation, progression de la dénutrition Intolérance psychologique Perte, arrachage de la sonde



Cancer - Nutrition orale - Complications - RégurgitationRégurgitation (reflux gastro-oesophagien) ou vomissements

  1. Cette complication expose au risque grave de pneumopathie d'inhalation.
  2. En cas de sonde naso-gastrique, lors du passage de la nutrition, vérifier la position de la sonde.
  3. Dans tous les cas :
    • s'assurer de la position demi-assise du patient (lors de la nutrition, et maintenue jusqu'à 1 à 2 heures après),
    • contrôler la tolérance et si besoin le volume du résidu gastrique (services soins aigus).
  4. En cas de régurgitation, vomissements, malgré ces précautions :
    • réduire les vitesses de passage si la tolérance est mauvaise,
    • prévenir le prescripteur si l'administration quotidienne n'est pas accomplie,
    • en cas d'échec essayer des prokinétiques (ils favorisent la vidange gastrique) ou placer la sonde en localisation jéjunale,
    • éliminer un fécalome (bouchon de selles localisé dans le côlon ou le rectum), caractérisé par une constipation prolongée et/ou l'émission fréquente de selles liquides, pouvant conduire à une obstruction du tube digestif.


Cancer - Nutrition orale - Complications - Obstruction de la sondeObstruction de la sonde

  1. Elle se manifeste par des difficultés pour administrer la nutrition entérale allant jusqu'à l'impossibilité de rincer.
  2. Pour la prévenir, il est conseillé d'assurer un rinçage suffisant (avant et après chaque médicament et produit de nutrition).
  3. Face à une telle obstruction, il ne faut jamais tenter de déboucher la sonde avec un mandrin métallique (risque de perforation). On peut essayer de dissoudre les résidus ou le bouchon avec du coca-cola, des enzymes pancréatiques...


Cancer - Nutrition orale - Complications - DiarrhéesDiarrhées

  1. Elles se définissent comme plus de 3-5 selles liquides par jour. En début de nutrition, des selles molles sont habituelles et ne correspondent pas à des diarrhées.
  2. Face à des diarrhées, il convient de :
    • s'assurer du respect des vitesses de pompe
    • rechercher une cause infectieuse éventuelle ou une cause médicamenteuse (antibiotiques, excipients à base de sorbitol)
    • s'assurer d'une hydratation suffisante (rapprocher les pesées)
    • si besoin faire prescrire des ralentisseurs du transit (Lopéramide).


Cancer - Nutrition orale - Complications - ConstipationConstipation

  1. Elle se définit par des selles rares, dures, peu hydratées, à une fréquence inférieure à deux par semaine, d'exonération difficile.
  2. La constipation est favorisée par la prise d'antalgiques (morphine notamment).
  3. Face à une constipation, il convient de :
    • s'assurer d'une hydratation suffisante,
    • conseiller une activité régulière de marche,
    • introduire des fibres insolubles.
    • En cas d'échec, prescrire des laxatifs doux et des exonérants.


Cancer - Nutrition orale - Complications - BallonnementsBallonnements, pesanteur abdominale

Face à ces problèmes, on peut :

  1. réduire les vitesses de la pompe de nutrition,
  2. fractionner les prises,
  3. s'assurer de la position correcte de la SNG (une position pylorique favorise les ballonnements ou pesanteurs abdominales),
  4. contrôler la vidange gastrique,
  5. si besoin faire prescrire des médicaments favorisant la vidange gastrique.


Cancer - Nutrition orale - Complications - DeshydratationDéshydratation, progression de la dénutrition

  1. Elle peut être due à la fatigue, aux effets secondaires des traitements antinéoplasiques ou à leurs complications qui poussent le patient à ne pas s'administrer la prescription de nutrition entérale.
  2. Face à ce problème, il convient de :
    • s'assurer de l'absence de diarrhées, nausées, vomissements,
    • s'assurer du respect de la prescription.


Cancer - Nutrition orale - Complications - Intolérance psychologiqueIntolérance psychologique

  1. Elle se manifeste par des difficultés à accepter la technique. Elle est généralement liée à la sonde elle-même (en cas de sonde naso-gastrique ou naso-jéjunale), parfois à la gastrostomie (accord préalable).
  2. Elle nécessite un soutien psychologique : explication du bénéfice fonctionnel et des modalités de l'autonomie…


Perte, arrachage de la sonde

  1. Pour éviter ce problème, assurez-vous à chaque utilisation de la fixation correcte de la sonde (SNG) et de l'intégrité de la sonde.
  2. Pour les SNG
    En cas de perte ou d'arrachage, chez un sujet présentant des troubles de déglutition ou de la conscience, la nouvelle pose doit être réalisée en présence de matériel d'aspiration et d'un plateau technique permettant le contrôle radiologique.
  3. Pour les gastrostomies
    Quelques semaines après la pose initiale, en cas de chute, la sonde doit être rapidement remplacée pour éviter la fermeture de l'orifice. Signalez la chute au médecin responsable.