Conseils diététiques Compléments nutritionnels oraux


Conseils diététiques

Conseils diététiques
  1. La nutrition orale est la plus physiologique et la moins contraignante. Cette technique doit être maintenue si possible chez tous les patients. Elle nécessite un contrôle régulier des ingesta en cas de facteurs de risque de dénutrition et une adaptation des apports aux habitudes alimentaires de l’enfant et de sa famille, aux aversions acquises du goût sous chimiothérapie, aux activités et aux dépenses énergétiques de l’enfant.
  2. Il faut expliquer les troubles alimentaires pouvant survenir au cours des différents traitements (chimiothérapie, radiothérapie…), et admettre que les apports oraux spontanés vont fluctuer au cours de la prise en charge. Il faut profiter des périodes intercures pour insister sur les prises alimentaires sans faire de « forcing ».

En cas d’anorexie

Il faut rassurer les parents, toujours très inquiets du retentissement possible de l’anorexie d’un petit enfant sur l’évolution de la maladie, les déculpabiliser et leur apporter des conseils pour optimiser les apports oraux :

  1. moduler le nombre et les horaires des repas en privilégiant les aliments que préfère l’enfant : diminuer le volume des repas et prendre des collations le matin, l’après-midi, au cours de la soirée.
  2. enrichissement de l’alimentation : par ajout de dextrine maltose ou d’huile chez les nourrissons pour arriver à un mélange isocalorique ou utilisation d’un produit isocalorique prêt à l’emploi également prescrit pour l’alimentation entérale qui peut être donné par voie orale de 0 à 1 an (ou jusqu’à 8 kg), en s’aidant des conseils d’une diététicienne chez les enfants plus grands (ajout crème, fromage, œuf, dès de jambon).

En cas de nausées, vomissements
  1. Il faut là aussi fractionner les repas, proposer des collations, et encourager le rattrapage dans les périodes sans troubles digestifs.
  2. Il faudra éviter les odeurs fortes, ventiler la pièce du repas et favoriser les aliments tièdes ou froids (moins odorants que les aliments chauds).
  3. Pour réduire la survenue d’aversions alimentaires conditionnées on évitera de faire consommer des aliments caloriques et appréciés de l’enfant pendant le passage de la chimiothérapie.


Compléments nutritionnels oraux

Qu’est-ce que c’est ?
  1. Des compléments nutritionnels oraux sous différentes formes (liquide, crème, soupe) et avec de grandes variétés d’arômes et de goûts peuvent être proposés quand l’enfant n’arrive pas à couvrir ses besoins avec une alimentation normale seule.

Ce qu’ils apportent
  1. Ils apportent entre 1 à 1,5 kcal/ml et contiennent des protides (entre 8 à 20 grammes par portion) des lipides, des glucides, des vitamines, des électrolytes et des oligo-éléments. Ils sont en général dépourvus de gluten mais certains contiennent du lactose.

L’importance de s’adapter aux malades
  1. Il est important d’adapter les arômes et les goûts au désir des malades et de s’assurer que le complément ne viendra pas en substitution de l’alimentation mais bien en supplément. Chez l’adulte ces produits ont prouvé leur efficacité en cancérologie (augmentation des ingesta caloriques totaux, et augmentation du poids) uniquement si la prescription s’accompagne de conseils diététiques. La prescription doit donc être expliquée et motivée par le médecin prescripteur et la diététicienne, et l’observance régulièrement évaluée.

Sont-ils remboursés ?
  1. Ils sont remboursés selon la LPPR (Liste des Produits et Prestations Remboursables) en cas de tumeurs malignes, de VIH+/SIDA, de mucoviscidose, de maladies neuro-musculaires et d’épidermolyse bulleuse (Arrêté du 6 Août 2001, JO du 2 Oct.2001).