Sur l’organisme Sur l’évolution de la mucoviscidose


Les conséquences de la dénutrition sur l'organismeSur l’organisme

  1. Parmi tous les déficits nutritionnels possibles décrits dans la mucoviscidose, la plupart ont des conséquences théoriques sur l’immunité, la fonction respiratoire, la force musculaire, les mécanismes de réparation. Citons les vitamines, les acides gras essentiels (graisses non fabriquées par l’organisme, devant être amenées par l’alimentation), les oligo-éléments mais aussi l’apport calorique global, l’apport protidique (viandes).


Les conséquences de la dénutrition sur la mucoviscidoseSur l’évolution de la mucoviscidose

  1. De nombreuses études ont montré les conséquences des carences nutritionnelles sur l’évolution de la maladie. La plus spectaculaire est une étude ancienne réalisée au Canada et comparant deux centres d’habitudes très différentes, à l’époque. L’un des centres prônait un régime pauvre en graisse avec de faibles doses d’enzymes pancréatiques, l’autre un régime riche en graisses et beaucoup d’enzymes. Il s’agissait de la seule différence dans le traitement des patients. Les résultats ont été impressionnants, puisque la durée de vie des patients différait de plusieurs années, à l’avantage du deuxième centre.
  2. Les lipides (graisses) apportent des calories, des vitamines, des acides gras essentiels et cette étude a montré qu’il valait mieux en absorber beaucoup en adaptant les doses d’enzymes, plutôt que de les diminuer pour éviter la diarrhée et les fortes doses d’enzymes. C’était un exemple flagrant de la relation entre nutrition et pronostic (espérance de vie).
  3. À l’inverse, certaines études font état de la rareté de problèmes nutritionnels chez des patients traités de façon très énergiques de leur pathologie respiratoire.
  4. Ainsi les deux sont liés, et le traitement de la mucoviscidose comporte deux volets principaux indissociables, la nutrition et le traitement des problèmes respiratoires. Les malades vivent plus longtemps, avec une meilleure fonction respiratoire et le cas échéant une meilleure évolution après transplantation pulmonaire, s’ils sont en meilleur état nutritionnel. Citons également la construction de la masse osseuse, altérée par le manque de calcium et de vitamine D.