Qui est touché ? Les facteurs de dénutrition


Dénutrition chez l'enfant atteint de mucoviscidose : Pourquoi une dénutrition ?Qui est touché ?

  1. Selon les études, la dénutrition touche 15 à 44 % des malades, en fonction de l’âge, de la prise en charge (dépistage néonatal ou non) et des critères de diagnostic. Ce sont par exemple 8 à 13 % des nourrissons, 9 à 17 % des enfants, 8 à 21 % des adolescents et 8 à 38 % des adultes qui sont concernés.


Dénutrition chez l'enfant atteint de mucoviscidose : Facteurs de dénutritionLes facteurs de dénutrition

De nombreux facteurs concourent au risque de dénutrition dans la mucoviscidose.

  1. L’insuffisance pancréatique est au premier plan, responsable d’une mauvaise digestion des graisses et des vitamines solubles dans les graisses : vitamines A, D, E et K. Il s’ensuit une perte de calories et de vitamines qui gêne la croissance.
  2. La perturbation des sécrétions hépatiques a les mêmes conséquences.
  3. Les bronchites chroniques, avec la toux, l’infection chronique, l’inflammation et plus tard l’insuffisance respiratoire diminuent l’appétit et détournent l’utilisation de l’énergie vers la lutte contre l’infection et vers la respiration (avec augmentation des dépenses énergétiques).
  4. La déglutition de mucus diminue l’appétit.
  5. Une anxiété ou une dépression peuvent survenir du fait de la prise de conscience de la maladie et de ses risques.
  6. L’observance du traitement est toujours à mettre en question.
  7. Des troubles digestifs : diarrhée, constipation, reflux gastro-oesophagien (20 à 75 % des cas) peuvent diminuer l’alimentation. Les causes de douleurs abdominales sont multiples dans la mucoviscidose, et le plupart sont en lien avec l’alimentation : reflux gastro-oesophagien, ulcères gastro-duodénaux, calculs biliaires, pancréatite, défaut d’enzymes, constipation, obstruction intestinale par le mucus épais, lésion chronique de l’appendice (mucocèle), obstruction colique… S’ajoutent à cette liste d’autres problèmes, associés de façon fortuite ou non : douleurs fonctionnelles, intolérance au gluten, maladie de Crohn…
  8. Certains enfants ont une anorexie en partie psychologique, suite à l’inquiétude qui leur est parfois transmise vis-à-vis de l’alimentation dès le plus jeune âge.
  9. Avec tous les traitements de la maladie, la qualité de vie est importante à prendre en compte et conduit parfois à éviter ou retarder des mesures contraignantes ou invasives.
  10. D’autres mécanismes sont possibles au niveau du métabolisme, directement en rapport avec l’anomalie génétique.