Indications La sonde naso-gastrique : limites La gastrostomie : limites La gastrostomie : sonde ou bouton


Enfant et polyhandicap : nutrition artificielle par sonde naso-gastriqueIndications

  1. La gastrostomie est la plus couramment utilisée. La sonde naso-gastrique est assez peu utilisée et la jéjunostomie très rarement.
  2. La sonde naso-gastrique est habituellement utilisée pour une alimentation artificielle de quelques jours ou quelques semaines, pour passer un cap ou attendre la mise en place d'une gastrostomie.


Enfant et polyhandicap : limites de la sonde naso-gastriqueLa sonde naso-gastrique : limites

La sonde naso-gastrique est assez peu utilisée du fait de ses inconvénients :

  1. elle est peu esthétique,
  2. elle peut gêner les mouvements et l'autonomie de l'enfant, son oralité,
  3. elle est facilement arrachée par des mouvements involontaires ou volontaires.

Par ailleurs, elle favoriserait le reflux gastro-oesophagien, les otites et autres infections ORL.

Une infirmière à domicile peut effectuer les changements de sonde (il n'est pas toujours facile de trouver une infirmière pour cela). Elle doit éviter de la pousser trop loin au-delà de l'estomac, ce qui pourrait provoquer une diarrhée lors de l'alimentation, ou de ne pas l'enfoncer assez, ce qui pourrait provoquer vomissements ou régurgitations si elle était placée dans l'œsophage pendant l'alimentation, avec un risque d'inhalation du produit.


Enfant et polyhandicap : limites de gastrotomieLa gastrostomie : limites

  1. Chez l'enfant polyhandicapé, plusieurs facteurs peuvent rendre impossible la technique endoscopique, comme une scoliose importante, qui modifie la place de l'estomac, ou la présence d'une dérivation entre le cerveau et l'abdomen, que certains problèmes cérébraux peuvent justifier.
  2. La gastrostomie peut donner lieu à des complications : infection de la paroi ou faux trajet lors de la pose par exemple. Les problèmes les plus fréquents sont dus à des "conflits" au niveau de l'orifice entre la sonde plastique et l'organisme : suintements, bourgeons inflammatoires.

  3. Ces sondes sont moins accessibles à l'enfant, et plus difficiles à arracher que la sonde naso-gastrique. Cependant chez l'enfant polyhandicapé, les mouvements sont parfois difficilement contrôlés et le seuil de douleur est parfois élevé. Ces enfants peuvent alors arracher leur sonde. Elle doit donc être fixée et cachée de manière adéquate.


Enfant et polyhandicap - La gastrostomie : sonde ou boutonLa gastrostomie : sonde ou bouton

  1. Initialement, une sonde est mise en place, c'est-à-dire un tuyau de 20 à 40 cm sortant de l'abdomen et sur lequel se branche la tubulure d'alimentation.
  2. Après quelques mois cette sonde peut être remplacée par un "bouton", matériel plus discret situé au ras de la peau et sur lequel se branche directement la tubulure. Ce changement est nécessaire si la sonde initiale est dégradée, souvent après quelques mois.
  3. Le changement pour un bouton sur des arguments esthétiques (les boutons sont plus discrets) est discutable chez l'enfant polyhandicapé, cette sonde restant invisible lorsqu'il est habillé et la notion d'image corporelle étant moins importante chez lui.
  4. Ce changement doit donc être discuté en sachant qu'il nécessitera une courte anesthésie et qu'il n'est pas totalement dénué de risque, notamment si le bouton est fixé peu de temps après la pose de la sonde.